ALL THESE CONDITIONS

Tous ces états

J’ai bientôt 40 ans, j’arrive toujours pas à accepter certains de mes états : quand je suis déçu, frustré, révolté, en colère, triste, quand on me casse les couilles. Je perds toujours autant de temps et d’énergie dans des combats qui n’en valent pas toujours la peine où dans des projets qui n’aboutissent pas vraiment. J’ai toujours autant de naïveté, d’envies, de spontanéité, d’écoute, de compréhension, de « gnac ». Putain ce que j’ai la « gnac ». J’aime toujours autant en faire à ma tête, faire ce que je veux quand je veux, parler comme je veux, sur le ton qui s’impose ou que j’impose. Je fais toujours du mieux que je peux. J’ai toujours du mal avec les ordres, les obligations, les choix mais je me force à en faire, à agir, même contre ma volonté, parce que des fois, le choix, je l’ai même pas. J’en ai vraiment ras le cul de plein de trucs, de pleins de gens, de plein de conneries, des règles connes, marre de la bêtise, de l’injustice, de l’impuissance, de la fatalité, des corrompus, des égos… On va tous crever – moi aussi – dans 10 ans ou dans 1 minute, peu de gens en ont conscience au quotidien et la plupart font comme si ça n’allait pas arriver, n’y pense même pas ou jamais. Moi je vois tous ces gens, toutes ces choses qui m’échappent, que je ne peux secouer, que je ne peux rattraper, sur lesquelles j’ai très peu d’effet et ça me révolte, ça m’énerve, ça me déçoit, car il y a tant de choses à faire ensemble, et si peu de temps. Ces moments, ces instants que je ne vis pas parce qu’on ne me le permets pas.
Et je ne pense pas qu’accepter tous ces états me rendrait un jour heureux, bien au contraire. Dans l’acceptation, il n’y a pas de combat. Seulement de la résignation, et, ici, il y aurait le simple constat d’une réalité bien décevante.
Alors je vais juste me mettre en garde, continuer à me battre, à être attentif à tout ça, à tous ces états, les comprendre, les écouter. La seule chose sur laquelle je peux avoir un peu de contrôle, c’est bien là dessus. Je veux continuer à jouer, me balader, dessiner, échanger, m’amuser, aider, lire, et plein d’autres choses encore, et pour ça j’ai pas le choix, je dois passer par le monde, par les gens, ceux que j’aime et ceux que je n’aime pas. Car, bordel, l’Homme ne me laissera d’autre choix que celui de me confronter à tous ces états.
All these conditions

I’m almost 40 years old, I still can’t accept some of my conditions: when I’m disappointed, frustrated, revolted, angry, sad, when someone breaks my balls. I still waste so much time and energy in fights that are not always worth it or in projects that don’t really succeed. I still have so much naivety, desire, spontaneity, listening, understanding, « gnac ». Damn, I have the « gnac ». I always like to do as I please, to do what I want when I want, to speak as I want, in the tone that I impose or that I impose. I always do the best I can. I still have trouble with orders, obligations, choices but I force myself to do them, to act, even against my will, because sometimes I don’t even have a choice. I’m really fed up with a lot of stuff, a lot of people, a lot of bullshit, stupid rules, tired of stupidity, injustice, impotence, fatality, corrupt people, egos… We’re all going to die – me too – in 10 years or in 1 minute, few people are aware of it on a daily basis and most of them pretend it’s not going to happen, don’t even think about it or never. I see all these people, all these things that escape me, that I can’t shake, that I can’t catch up with, on which I have very little effect and it revolts me, it irritates me, it disappoints me, because there are so many things to do together, and so little time. These moments, these moments that I don’t live because I am not allowed to.
And I don’t think that accepting all these conditions would ever make me happy, on the contrary. In acceptance, there is no fight. Only resignation, and here there would be the simple acknowledgement of a very disappointing reality.
So I’ll just put myself on my guard, continue to fight, be attentive to all this, to all these states, understand them, listen to them. The only thing I can have any control over is that. I want to continue to play, to walk around, to draw, to exchange, to have fun, to help, to read, and many other things, and for that I have no choice, I have to go through the world, through people, those I like and those I don’t like. Because, damn it, Man will leave me no choice but to confront all these conditions.

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